J’ai fait mon primaire durant les années cinquante ; l’éducation était alors sous la responsabilité des congrégations religieuses. En première année, j’ai dû subir les enseignements des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à l’école des Saints-Anges sur la rue Logan en face du parc du même nom. Il n’y avait pas de maternelle à l’époque. Les mères restaient à la maison. C’était une école réservée aux filles. Pour une raison que j’ignore, quelques garçons avaient été admis dans une classe de première année.

J’ai peu de souvenirs de ma première année sauf pour une visite chez la directrice. J’avais lancé une boule de neige sur un des élèves et j’avais cassé ses lunettes. Pas de punition, mais un sévère avertissement. J’avais été impressionné puisque je m’en souviens encore. Plusieurs années après l’incident, j’ai rencontré l’élève en question et il ne se souvient de rien. J’avais aussi été fasciné par la présence dans la classe de deux jumelles identiques. Les premières que je rencontrais. Quelques années plus tard, au début de mon adolescence, j’aurais bien aimé les fréquenter. Aucun succès. Elles fréquentaient des vieux de dix-huit ans. Quoi faire face à une compétition qui possède un permis de conduire et de l’argent ?
À la fin de l’année, l’institutrice, une religieuse, avait avisé ma mère que j’aurais de la difficulté à me rendre à la septième année. Je ne comprends toujours pas comment elle est arrivée à cette conclusion. Les années qui ont suivi ont démontré qu’elle manquait de jugement et qu’elle était incompétente. Je ne laissais pas une bonne impression et j’étais intimidé par ces femmes vêtues de leur costume du moyen âge. Je pense souvent à ma mère qui a dû s’inquiéter de son plus vieux et de ses capacités intellectuelles après un tel commentaire. Durant le reste de mon primaire, j’étais considéré comme un premier de classe. J’ai complété mon cours classique pour ensuite graduer du Ivey Business School de l’université Western Ontario à London en Ontario.
Après ma première année, j’ai été transféré à l’Académie Saint-Michel sur Lorne sous l’aile des frères des Clercs Saint-Viateur.
Salut:
Michel, ils t’ont « récupéré » et assuré ton succès en t’envoyant à l’Académie portant le nom de ton saint patron (Saint-Michel). À cette école sur Lorne, n’étaient-ce pas les Clercs de St-Viateur qui enseignaient ? FV
Tu as raison. J’ai effectué la correction. Merci.
Nous demeurions devant ton école, coin Mercille, dont le concierge s’appelait Duval qui vivait au sois-sol de l’immeuble avec sa famille. J’y ai joué souvent!
Quant aux soeurs, j’allais au jardin de l’enfance plus bas sur Mercille et n’en garde que de bons souvenirs. La majorité étaient des anges, d’un remarquable dévouement
Décidément, les religieuses n’étaient pas très gentilles à notre égard. Moi, elles ont dit que je passerais la neuvième…
que je ne passerais pas la neuvième