Quand est-il de l’exploitation minière dans l’estuaire et le golfe du fleuve Saint-Laurent ? Je me pose la question durant la lecture d’un article paru dans le magazine Maclean’s sur le sujet de l’exploitation minière dans les océans. La question est d’actualité ; Donald Trump vient d’émettre un décret présidentiel pour accélérer l’émission de permis d’exploitation des fonds marins pour en extraire du nickel, du cobalt et d’autres minerais. Comme d’habitude, Trump s’est accordé le droit d’émettre des permis. Il se fout des règlements. Ces fonds marins ne lui appartiennent pas, ils appartiennent à l’humanité entière.
Une compagnie minière spécialisée dans l’exploitation minière de fonds marins, The Metals Company, basée à Vancouver vient d’obtenir des États-Unis (elle s’en ait donné le droit) la concession minière Clarion-Clipperton Zone sur une étendue de 4,5 millions de kilomètres carrés entre Hawaï et le Mexique. Dans l’article du Maclean’s, le PDG de la compagnie Gerard Barron tente de nous rassurer en déclarant que l’exploitation minière a très peu d’impact sur l’environnement. Difficile à croire.
Il existe une organisation des Nations Unies, qui surveille l’exploration minière dans les océans. L’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) a été créée en 1982 lors de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. L’AIFM organise et contrôle toutes les activités liées aux ressources minérales des océans dans l’intérêt de l’humanité. 170 États sont membres en plus de l’Union européenne. Le Canada est membre, pas les États-Unis.
Le mandat légal de réglementer les activités liées aux minéraux dans les fonds marins au-delà des juridictions nationales incombe exclusivement à l’AIFM. À la suite de l’annonce de l’octroi de permis à The Metals Company, AIFM a déclaré que ces actions violent le droit international et portent atteinte au principe selon lequel les fonds marins constituent le patrimoine commun de l’humanité. Seul l’AIFM a le droit d’émettre des permis. L’organisation a d’ailleurs accordé pas moins d’une trentaine de contrats d’explorations à différentes entreprises au cours des dernières années. De toute évidence, Trump s’en fout. Un débat légal sur les droits internationaux est à prévoir.
Au mois d’août 2025, des pays, accompagnés de plusieurs groupes d’écologistes et de scientifiques, ont demandé à l’AIFM d’imposer un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins. Les discussions n’ont pas abouti à une entente. Le Canada faisait partie des pays qui appuyaient ce moratoire, estimant que les risques environnementaux étaient méconnus. Un dossier à suivre.
L’estuaire du fleuve Saint-Laurent n’est pas considéré comme de l’eau internationale, mais comme des eaux intérieures relevant entièrement du Canada. Il en va de même pour le golfe du Saint-Laurent qui est considéré comme une mer intérieure partiellement fermée par Terre-Neuve. Il n’y a pas projets de forage et d’extraction minière dans le lit du fleuve Saint-Laurent. Cependant, des activités connexes telles que le transport de minerais, le dragage et l’agrandissement des ports ont un impact sur l’environnement du fleuve. C’est la même situation pour le golfe du Saint-Laurent à l’exception des projets et permis d’exploration d’hydrocarbures.
Pour Trump comme pour le Royaume Uni auytrefois il y a lui et le reste du monde. Aucune surprise et ou bien on le noie, ou on l’endure!!
A++
C‘est déplorable et tout a fait incompréhensible que quelqu’un n‘ait pas assez de couilles pour affronter M. Trump. Toutefois, je ne veux pas faire de politique ici, mais je penses que que M. Carney est en train d‘obtenir le support nécessaire et se positionner pour faire justement ca. Si cela est le cas, espérons que ce sera assez rapide.
Entièrement d’accord !